Chez Louis

Cercle privé pour couples libérés et adultes non-conformistes.

Récits

 

« Soirée de Plaisirs»


Il ne fallait pas décevoir. Julie le savait. Mais comment diable pourrait-elle battre les chronos de ses deux amies? D’autant plus que les spectacles hautement érotiques auxquelles elle venait d’assister, en toutes premières loges, avaient transformé tout son être en bête de sexe. Elle se sentait prête à s’envoler au premier touché. Ça, Paul le savait bien évidemment et c’est sur cette hypersensibilité qu’il comptait pour en mettre plein la vue à ses complices d’un soir.

Paul regardait Julie avec un sourire entendu. Il laissa s’écouler plusieurs secondes. Son silence était porteur de mille promesses de luxure. Puis il s’adressa à sa conjointe à voix basse :

- Alors Julie… On ne crâne plus sur le contrôle sans limite que tu exerces sur tes orgasmes? Comme je te connais, tu dois bien avoir maintenant un petit doute sur tes capacités à résister bien longtemps à des stimulations choisies spécialement pour toi.

- Na, na, na. Je suis tout à fait capable de me contrôler comme je l’entends. Et ça, je peux le prouver quand tu veux.

Mais son commentaire manquait de conviction profonde et ça ce n’était pas passé inaperçu pour Paul qui la connaissait trop bien.

- Reste ma chérie que pour vibrer un bon moment dans la joie, tu aurais peut-être besoin d’un petit coup de pouce…

Julie comprenait trop bien ce à quoi Paul voulait en venir. Ils avaient dans leur chambre, à quelques portes de là, un sac de sport contenant tout un éventail de jouets assez spéciaux. Mais Paul oserait-il utiliser cet équipement tout à fait unique dans ce contexte ci? Elle connaissait déjà la réponse, mais ne voulait pas y croire.

- Non Paul. Non , non, non! Si tu penses à ce que je pense, ça va être trop. Ça ne sera plus du jeu…

- Voyons Julie, si tu es vraiment en contrôle de toi-même, ça ne changera absolument rien. Par contre, dans le cas contraire, cela pourra vraiment t’aider à battre le dernier chrono. Attendez-moi quelques instants, je vais à ma chambre pour prendre un sac de voyage et je reviens tout de suite…

Julie avait soudainement pris des couleurs. Non pas qu’elle soit pudique ou spécialement gênée de nature, loin de là, mais là elle savait qu’elle aurait à subir, sans pouvoir s’y soustraire, les plus délicieux assauts imaginés avec une créativité débordante par Paul. Et cette imagination, notamment dans les raffinements des tourments sexuels, Paul n’en manquait assurément jamais.

Il revint presque aussitôt avec un sac de voyage en cuir de couleur gris souris. Il semblait évident que ce sac était bien rempli car le cuir souple bombait légèrement en épousant la forme de son contenu. David et Christian étaient à la fois curieux et impatients de voir ce que cachait ce sac aux trésors.

Julie ne portait que des bas jarretières noirs dont la fine dentelle du haut découpait joliment ses cuisses fermes et bronzées. Comme elle était toujours assise en indien sur le lit, il était impossible de ne pas voir ses lèvres vaginales naturellement entre-ouvertes et rendues toutes luisantes par l’abondance de glaire sécrétée. La performance récente de Linda lui avait fait tout un effet! Tout son être s’était transformé en un sexe avide de sensations fortes. C’est ce dont témoignait d’ailleurs la pointe très érectile de ses seins également bronzés. Elle regardait Paul d’un air moqueur en se disant « Tu ne vas quand même pas me faire jouer à ce jeu là ici? ». Mais voilà, c’était précisément l’intention de Paul. Il invita Linda à se lever en lui tendant la main. C’est sans hésitation apparente qu’elle accepta l’invitation. Mais c’est dans sa tête que les questionnements se bousculaient. Comment pourrait-elle endurer toutes sortes de stimulations auxquelles elle ne pourra pas se soustraire? Mais comment aussi pourrait-elle aussi tourner le dos à tant de jouissance? Impossible!

- Tiens Julie. Place-toi pour l’instant ici, les jambes légèrement en écart et les deux bras en croix. Comme ça.

Paul se retourna et fouilla dans son sac pour en retirer quatre bracelets d’immobilisation en cuir dont l’intérieur était doublé en mouton. Un à un, il attacha chacun d’eux. Il commença par les chevilles de Julie en s’assurant que les bracelets ne soient pas trop ajustés. Ce n’était pas requis car il était de toute façon impossible de faire glisser le pied hors du bracelet… l’espace requis par la cheville empêchait cette évasion. Par contre, lorsqu’il ajusta les bracelets aux poignets de Julie, il s’assura d’un ajustement parfait. Comme Julie a de petites mains, il était déjà arrivé qu’elle se libère de ses bracelets. Aujourd’hui, ça n’arrivera pas! Puis il retourna au sac pour en retirer une ceinture de cuir qu’il fixa à la taille de Julie. Cette ceinture était fabriqué de quatre lanières retenues entre elles par autant d’anneaux de métal chromé. Ces anneaux se retrouvaient positionnées à l’avant, à l’arrière et de chaque côté de Julie.

- Tu peux baisser les bras, mais reste comme ça, immobile. Je n’ai pas encore terminé… On va voir si tu peux maintenant accueillir ces boules japonaises dont tu aimes bien l’effet à l’occasion au bureau.

- Mais Paul… je ne pourrais pas les retenir à l’intérieur. Elles vont glisser. Au bureau j’ai une culotte et… je ne suis jamais mouillée comme ça!

Sans répondre, Paul prit les boules geishas écarta les lèvres de Julie et appliqua celles-ci à l’entrée de son vagin en appuyant avec de petits mouvements de rotation. En pressant ainsi tout légèrement il fit pénétrer facilement la première boule en la poussant avec son majeur. Il répéta l’opération et la seconde boule disparue elle aussi pour se nicher naturellement dans le sexe tout chaud de Julie. Elle émit un drôle de petit Ahh, comme pour accueillir l’inquisiteur.

- Christine, Tu peux tenir le chrono? Je crois que le plaisir va commencer…

- Bien sûr Paul. Et avec un grand plaisir avec ça.

Paul retira une autre lanière de cuir du sac. Il la fixa tout d’abord à l’anneau de la ceinture de Julie qui était au centre derrière elle. Il fit ensuite passer la lanière entre ses fesses, la remonta fermement vers l’avant afin qu’elle appuie sur son sexe mouillé puis la fixa à l’autre anneau situé près du nombril.

- Tu vois Julie. Tu n’as plus à t’inquiéter. De cette façon, les boules resteront bien en place.

 

Paul invita Christine, Linda et leurs partenaires à se retirer du lit pour y installer Julie. Il plaça tout d’abord deux oreillers au centre du lit afin que Julie puisse se coucher surélevée sur celles-ci. Paul fixa rapidement des cordes de nylon aux quatre coins du sommier puis les relia aux quatre bracelets de cuir de Julie. Elle se retrouva, en quelques instants, sur le dos, les jambes et les bras à l’écart, fixés solidement à ce lit qui allait devenir pour elle un paradis des sens.

Paul décida de pousser encore un peu plus loin la mise en scène. Il sortit de son sac un appareil à massage doté d’un long manche et terminé par une boule vibrante de bonne dimension. Deux gros élastiques étaient déjà enroulés autour du manche à 5 ou 6 pouces de distance l’un de l’autre.

C’est alors que Julie lui dit avec une pointe d’appréhension non dissimulée :

- Tu ne vas pas faire ça!

- Mais si. Et juste pour ton plaisir ma chérie…

Paul s’approcha de Julie, détacha d’abord à l’avant la lanière de cuir qui disparaissait dans son entre-jambes et glissa cette lanière sous les élastiques fixés au manche de l’appareil à massage. Il fit glisser la lanière jusqu’à ce que la tête vibrante du puissant appareil puisse être positionnée pour s’appuyer sur le clitoris de Julie. Puis il refixa la lanière à l’anneau près du nombril de Julie. Ainsi positionné, qu’importe les mouvements ou les rotations du bassin, la tête vibrante allait invariablement rester en contact avec les partie les plus sensibles de ce sexe roux. Aucun retrait possible. Aucune contorsion ne pourrait même minimiser le contact.

- Alors Julie, voyons maintenant si ça fonctionne!

Paul brancha le transfo de l’appareil à massage à la prise murale puis inséra l’autre extrémité du long fil blanc terminé par une mini-prise au manche de l’appareil. Un petit témoin rouge s’alluma pour indiquer que l’appareil à massage était maintenant prêt à vibrer.

- Alors ma belle, ça va être maintenant ta fête. Et ce n’est pas toi qui va fixer la limite! Tu vas être gâtée. Prête à battre le chrono? On y va?

- Bien trop tard pour reculer. Et je ne veux vraiment pas reculer!

Sur l’invitation de Paul, David, Linda, Christine et Martin s’approchèrent de Julie. C’est huit mains sans gêne qui se mirent à caresser et à explorer le corps totalement offert de Julie. Un aller simple au paradis pour Julie. Seul son sexe était épargné, car son accès était entravé par la lanière de cuir qui retenait bien en place l’appareil à massage toujours silencieux. Après quelques minutes de ce traitement, Linda décida d’ajouter un peu d’épices à la situation. Elle glissa un mot à l’oreille de Christine qui lui confirma son accord par un large sourire. Elles se glissèrent toutes les deux au pied du lit et s’intéressèrent aux pieds de Julie. Elle réagit fortement aux chatouillements déments que les deux femmes s’appliquaient maintenant à lui donner avec insistance. L’intensité inouïe de cette stimulation imprévue provoquaient chez Julie toutes sortes de contorsions afin de s’y soustraire. Mais rien n’y faisait. Ses pieds solidement entravés demeuraient des proies agitées mais totalement offertes à tous les assauts. Julie manifestait de façon très sonore. Ses rires hystériques envahirent toute la pièce au grand plaisir de tous. David et Christian, tout en titillant les seins de Julie, regardait avec étonnement son visage transformé par le plaisir. Paul laissa l’action aller un bon moment. Julie était à la merci des plus délicieux tourments et c’était fort bien ainsi. Puis Paul proposa un temps d’arrêt, question de tester son petit dispositif maison pour forcer l’orgasme. Tous furent d’accord avec lui pour voir enfin ce que cela allait bien donner.

Paul mit l’appareil à massage en fonction à basse vitesse. Julie, à bout de souffle à cause de l’intense stimulation dont elle venait de faire l’objet, resta tout d’abord tout à fait stoïque. Elle ne broncha pas d’un poil. Puis, rapidement, elle se mit à onduler des hanches comme pour agir sur l’action de l’envahisseur. Mais elle n’avait aucun contrôle sur cette action. Le contact entre la tête vibrante et son clitoris demeurait tout à fait constant. C’était d’ailleurs amusant de voir le mouvement vibratoire de cette tête vibrante qui, même à basse vitesse, était parfaitement visible. Le souffle de Julie devenait de plus en plus court et c’est juste avant le premier orgasme que Paul coupa le contact. Frustrée, Julie demanda à Paul de continuer immédiatement. Mais elle n’était pas en mesure d’exiger. Paul lui dit de patienter, juste pour faire durer le plaisir. Puis les caresses reprirent, variées, imprévisibles. Elles venaient de partout. Julie réclamait maintenant le pénis de Paul qu’elle voyait tout en érection. Il décida de la satisfaire en lui permettant de pratiquer une fellation dont elle maîtrisait toutes les subtilités. Il s’approcha d’elle et guida son pénis dans sa bouche gourmande. Elle lui fit une fellation digne des dieux et Paul ne put s’empêcher, au bout d’un moment, de répandre son nectar dans cette bouche toute chaude. David, dont le sexe avait repris toute sa vigueur décida de succéder à Paul. Julie était au septième ciel. Elle adorait faire glisser et tournoyer sa langue sur un gland chaud et palpitant. David allait et venait doucement dans cette bouche où une langue habile l’amenait à son tour au bord de l’orgasme. Elle sentit ce sexe se gonfler à son tour jusqu’au point de non retour. C’est à grands jets que David inonda le visage de Julie d’un sperme épais et chaud. Linda s’approcha du visage de Julie pour glisser sa langue sur le visage de celle-ci. Elle avait toujours aimé le goût du sperme et elle le prouvait encore ici. Christine pendant ce temps avait réactivé l’appareil à massage. Elle entendait bien cette fois voir chez Julie une réponse multi-orgasmique à la stimulation. La montée vers les hauts plateaux de l’orgasme a été fulgurante pour Julie. Presque sans avertissement, elle se mit à tressailler de tout son corps en marquant de spasmes violents l’atteinte de chaque sommet d’une réaction en chaîne. Les orgasmes se succédaient sans répits. Julie hurlait de plaisir. Le démesure du spectacle était à l’image du plaisir duquel Julie ne pouvait absolument pas se soustraire.

C’est finalement Christine qui arrêta l’appareil et le retira en détachant la lanière de cuir fixée à la ceinture de Julie. Elle glissa habilement deux doigts dans le sexe de Julie puis retira doucement les deux boules japonaises rendues toutes chaudes par leur séjour dans cette intimité mouillée. Elle défit également les mousquetons qui retenaient les bracelets de chevilles de Julie aux cordes fixées au lit. Martin remonta les jambes de Julie à la verticale et la pénétra à fond pour la première fois de la soirée. Son sexe imposant glissait en elle avec facilité. Il la baisa tant et si bien que c’est en sueur qu’ils atteignirent encore une fois l’orgasme en même temps. Christine détacha les bracelets de poignets de Julie et celle-ci roula sur le côté, transformée par la jouissance.

- Un chrono d’une heure ma belle. Tu nous as toutes battues. Qui l’aurait cru. Tu as gagné!

- Gagné? Mais voyons, ce soir, il n’y a eu que des gagnants!!!

Et c’est dans un fou rire général que tous s’entendirent sur le fait que le chrono était un merveilleux prétexte pour une partie de jambes en l’air que personne n’oublierait de sitôt..

*

Fin.

Camille.